Objectif et méthode

Raisonner à partir des preuves.

Val-d’Ondine est une simulation de cyberdéfense industrielle jouée dans le navigateur, sur un barrage hydroélectrique fictif : des décisions prises avec une information incomplète, trois équipes et un procédé physique qui n’attend pas. Le jeu est en anglais.

Jouer au simulateur (anglais)

Ce qu’elle enseigne

Chaque observation a une source, une heure et une limite. Un poste vérifié ne prouve pas que les autres systèmes sont sains ; un essai réussi décrit la configuration essayée à ce moment-là.

Confinement, preuves, reprise de la conduite et interventions sur le terrain se disputent les mêmes heures et les mêmes équipes. Le débrief relie chaque décision aux preuves alors disponibles.

Déroulement d’une mission

Vous tenez le site pendant 72 heures simulées, le temps d’évacuer la vallée. Maintenir la retenue dans sa plage de conduite (15 à 85) jusqu’à T+72 est la seule condition de victoire.

Les apports amont arrivent en deux crues annoncées par des bulletins ; leur date et leur intensité changent d’une mission à l’autre. Quand les vannes passent en grande course, elles ne suivent plus leur consigne : trois causes donnent le même signal, et chaque remède est mauvais pour les deux autres.

L’équipe de terrain peut tenir la conduite locale indépendante 8 heures sur toute la mission. Ensuite, les vannes sont bloquées au débit minimal jusqu’à un retour éprouvé en conduite automatique. Un adversaire agit uniquement à partir des accès qu’il détient et des réponses qu’il obtient ; il ne voit pas vos ordres.

Difficulté : extrême

Les règles ont été réglées sur un banc de mesure de missions reproductibles. Sur 3 000 missions réservées, un joueur qui lit les preuves a tenu le site à chaque fois ; un joueur qui n’agit qu’une heure sur deux, 95 % des fois ; un joueur qui devine la cause de l’écart de vanne au lieu de la diagnostiquer, 33 % ; un jeu au hasard, jamais. La meilleure séquence d’ordres fixée d’avance, trouvée par une recherche automatique parmi 16 000 plans candidats, a tenu 30 % des missions (mesure sur 10 000 autres missions).

Aucune séquence d’ordres fixée d’avance ne gagne toutes les missions. Pour gagner, il faut lire les preuves : le registre des modifications, l’inspection sur le terrain, la tendance observée.

Public

Étudiants, joueurs et personnes qui découvrent la sécurité des systèmes industriels. Connaître le contrôle-commande aide ; le briefing présente les notions principales.

Durée

À la vitesse la plus lente, l’horloge simulée seule dure environ 15 minutes ; la lecture et la réflexion se font jeu en pause. La durée réelle d’une partie n’a pas encore été mesurée avec des joueurs.

Construction

Une installation fictive, un bilan d’eau à base de règles, des observations à portée limitée et un adversaire dont les actions dépendent des chemins accessibles. La même graine de mission et les mêmes décisions donnent la même partie, ce qui rend les comparaisons reproductibles.

Le simulateur fonctionne entièrement dans le navigateur. Il est construit avec React et embarque ses polices et ses icônes ; il n’envoie rien sur le réseau.

Ce qu’elle n’est pas

Ni le modèle d’un barrage réel, ni une consigne d’exploitation, ni un environnement de test d’intrusion, ni une étude de sûreté. Ni une certification, ni une preuve de conformité à l’IEC 62443.

La simulation simplifie les conditions techniques, organisationnelles et de gestion de crise. Les décisions prises dans le jeu ne sont pas des instructions pour conduire une installation réelle.